En décembre, la folie de Noël nous scotche à Paris pendant un mois. Alors quand on sait qu'une de nos marques préférées d'épicerie fine est concoctée à deux pas de chez nous, on ne se fait pas prier pour aller jeter un oeil à la fabrication de leur fameuse confiture !

Ah, la confiture... Ce délicieux ami du petit déjeuner préparé par votre grand-mère depuis des lustres, dans une grande casserole en cuivre. Ces saveurs sempiternelles de fraise, d’abricot et de pêche, ces souvenirs associés à l’enfance, au beurre écrasé sur un pain un peu chaud, à l’odeur du café fumant dans la cuisine…. Stop ! C’est mort les gars, on ne nous la fait pas. On commence à vous connaître ! La confiote chez vous, ça fait dix ans que c’est une saloperie industrielle bourrée de produits gélifiants, et déguisée en « gelée » par son fabricant pour vous faire avaler son immonde texture de dessert anglais. Bien essayé, mais ça ne passe plus : À l’aube de la trentaine, il serait de bon ton de proposer au matin des produits de qualité, surtout si vous devez retenir l’attention de votre conquête de la veille. Un homme de bon goût ne sort pas un vieux pot du fond du frigo, il sort un grand cru, un parfum qui étonne, une découverte de connaisseur. Vous avez de la chance, on a trouvé le meilleur des spécimens : La Confiture Parisienne.

Laura et Nadège, fondatrices
Laura, co-fondatrice, aux fourneaux

Car depuis quelques années, le petit milieu de la gastronomie vit sa révolution jusqu’à la table du petit-déjeuner, notamment grâce à l’audace entrepreneuriale de Nadège et Laura, co-fondatrices de la Confiture Parisienne, et véritables dynamiteuses du fruit. Deux filles au peps communicatif, mamans un peu baroudeuses qui sont devenues copines en emmenant leurs filles à l’école, cuistots émérites à leurs heures perdues, et s’emmerdant certainement dans leurs jobs précédents. L' Allégorie d’une génération ? Nous ne rentrerons pas dans ce débat, donc on vous la fait courte : les deux amies se mettent au travail, se disent qu’il serait intéressant de bosser sur la confiture, retroussent leurs manches sur leurs bras tatoués (Bah ouais, on est à Paname en 2016 quand même), et se mettent à faire leurs premières fournées. Explication de texte par Laura : « La confiture n’est pas vraiment glamour, on était sur un produit hyper vieillissant, très grand-mère, ambiance carreaux vichy à mort. On s’est dit que c’était marrant de retravailler ce produit très français, et qui au départ était mis sur la table des rois. » But avoué : faire remonter la cote de la confiture.  « On avait envie d’en refaire des recettes gastronomiques, en travaillant avec des chefs, et de proposer aussi un emballage super beau, à la hauteur du produit. »

À RETROUVER SUR L'E-SHOP !

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Les premiers pas ne sont pas si simples, car la confiture, comme tout ce qui est sucré, c’est de la chimie. Du travail de précision, du grand art. On ne peut pas jeter des pelletées de fruits à la louche en bon sensuel, comme on ferait avec les carottes dans un navarin d'agneau : tout doit être calculé. Nadège se souvient du défi : « Va passer une fiche technique sur une recette : c'est déjà mortel quand elle est produite à 500 grammes, mais sur 10 kilos…. On a passé des mois parfois, car tu n'es pas là à faire 5 pots pour ta famille, on fait des séries de 500 pots minimum ! » Avec le temps, tout ça se met pourtant gentiment en place dans la cuisine créée chez le père de Laura, et les deux copines sortent des séries de confitures aux parfums de malade, travaillées avec des chefs, des maîtres chocolatiers, des glaciers…etc. Les noms de ces préparations ? Un inventaire culinaire qui met l’eau à la bouche : « Châtaigne, poire, fèves tonka », « Carotte, passion et vanille », « Confiture aphrodisiaque » ou encore « Mirabelle de Lorraine, pistil de safran ». À chaque fois, c’est une réussite, et en 2017, l’équipe s’agrandit avec une commerciale, des employées, et même la Tata de Laura (et un peu de toute l’équipe) à l’étiquetage.

Confiture Parisienne : une histoire de famille

Résultat ? 40 000 pots en 2017. Un résultat à la hauteur de la rigueur des deux associées. Quand elles bossent avec des grands noms de la gastronomie, ce n’est pas pour le marketing, c’est pour le goût : Le fameux chocolatier Jacques Genin trouve une préparation d’abricot un peu trop cuite ? Pas de souci, elles bossent 6 mois sur le produit pour arriver à un équilibre qui lui plaît. Leur dernière trouvaille va d’ailleurs un cran plus loin, avec « Or Noir », un mélange de citron noir d’Iran et de dattes Deglet Nour de Tunisie. Une tuerie, récemment testée par un chef parisien avec un foie Gras…. Merveilleux, simplement merveilleux. 
Nous, on est sous le charme, tout simplement...

confiture Or Noir
Nadège dans l'appartement cuisine
Le citron noir
Valentin parle confitures
livraisons prêtes
Les pots en préparation
Nos conseils pour des associations étonnantes

Châtaigne-Poire-Fèves tonka + Beaufort d'alpage : Une rencontre élégante et chaleureuse comme une soirée dans un chalet de montagnes, à savourer avec un bon vin blanc.

Aphrodisiaque + Saucisson fumé : Testé à La Garçonnière en compagnie de la Fédération Française de l'Apéritif, et approuvé par les filles de La Confiture Parisienne.

Carottes-Passion-Vanille + Fourme d'Ambert : Gras, fruité, liquoreux : on se dirige à toute berzingue sur un accord à faire exploser les compteurs du plaisir.

Or Noir - Foie Gras : Le mélange qui va faire monter vos repas de fête d'un cran. Testé et approuvé par un grand chef, un plaisir fin et sublime !

l'appartement des filles