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L'équipe de La Garçonnière prend la route pour une destination qui laisse vagabonder l'imagination : L'Ecosse et ses Highlands, terres mythiques, sauvages et mystérieuses, qui ont accueilli notre shooting pour la sélection de cet hiver.

La pluie bat le bitume de l’autoroute M1. Depuis Douvres, les noms de villes défilent dans la nuit anglaise. Londres, rapidement, puis Cambridge, Leeds, Carlisle… Glasgow, enfin. L’Ecosse. C’est le but de notre voyage entamé la veille au matin à Paris au volant d’un Volkswagen T6 flambant neuf. Une petite merveille customisée avec soin par notre sponsor WeVan pour les amoureux d’aventures au volant. Ce qui est tout à fait notre cas aujourd’hui, en cette froide nuit de février. Notre but ? Préparer la thématique d'Hiver de La Garçonnière par un voyage au cœur de ces Highlands qui nous fascinent tant. Après un été sous le soleil du sud-ouest , les envies d'ailleurs nous ont repris, à l'image de notre périple de 2016 en Californie. 

 

De fait, quelle meilleure atmosphère que celle de l’Ecosse pour évoquer la beauté de fin d’Automne, ses nuances d’ocres, de beiges, de terres et de jaunes, ses camaïeux de feuilles mortes, ses ballades en forêts à la recherche de champignons et de châtaignes ! Tous ces instants où la nature offre ses derniers fruits dans un sursaut sauvage avant de s’endormir dans un repos neigeux.

Cette ligne de crête permanente entre la profusion de l’été et la rigueur de l’hiver, c’est l’Ecosse. Une terre aux confins de l’Europe, nordique, âpre et sublime, où la vie doit lutter pour survivre dans des paysages grandioses et fantastiques. Un pays où l’on arrose de la panse de brebis farcie avec du scotch avant d’aller jeter des troncs d’arbres pour rigoler avec quelques copains en kilt et d’envahir l’Angleterre avec des énormes haches.

Vous êtes en train de vous dire qu’on a peut-être un peu abusé des visionnages de Braveheart durant notre enfance ? C’est tout à fait probable, on ne va pas vous mentir. N’empêche qu’au moment où nous dépassons Glasgow pour rouler vers Loch Lomond, au petit matin, tout ce décorum est bien ancré dans nos têtes. Mais dans la nuit noire, impossible de vérifier si le fantasme correspond à la réalité.

L’arrivée dans le parc national du Loch Lomond et des Trossacs se fait à 5.30 du matin, et nous finissons notre nuit à l’arrière de notre Van sous une petite température extérieure de 3 degrés. Pas de pitié pour les braves ! Vous avez voulu l’Ecosse ? Et bien là voilà.

landes sauvages et montagne. L'écosse dans toute sa splandeur
maisons écossaises village highlands
bateau pêche

Le réveil nous met tout de suite dans l’ambiance, et si nous avons passé la nuit à fantasmer ce pays rêvé, la vague de brume qui s’élève sous nos yeux est bien réelle, flottant au-dessus d’un lac comme un sortilège de conte ancien. De l’autre côté, loin au-delà de la grande étendue d’eau, on croit distinguer la forme de collines tapis dans l’ombre. Cette fois ci c’est sûr, l’Ecosse nous tend ses bras envoûtants. En un clin d’œil, nous suivons le lac vers le nord et nous attablons dans une ancienne Eglise transformée en restaurant. Le petit déjeuner est des plus légers : baked beans, saucisses, bacon, hash browns…. Le classique anglais en somme ? Et bien non, une belle portion de haggis vient couronner tout ça. Vous ne connaissez pas le Haggis ? Oh c’est très simple, il s’agit d’un plat typique, très fin, consistant à farcir une panse de brebis avec tout un tas de trucs légers type foie, cœur, poumons et un peu d’oignon pour le goût, puis à le faire cuire, souvent en l’arrosant de scotch, avant de le servir bien chaud. Oui, au petit déjeuner forcément il faut être un peu aventureux, on ne va pas se mentir. Mais bon, c’est l’Ecosse, les gars survivent dans la pluie depuis des millénaires, alors on ne va pas commencer à jouer aux faibles !

Trêve de boustifailles, on n’est pas là pour se goinfrer, mais pour prendre plein de photos. Ça tombe bien, le patron nous conseille un point de vue sublime à quelques encablures, où une scène de Skyfall a été tournée. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous prenons une petite route tout à fait typique en direction de Glen Etive, où nous sortons une partie des collections Automne-Hiver pour les shooter dans un petit port de pêche abandonné, toujours dans la brume. A nous de jouer les mannequins devant la caméra avec nos produits Outland, un sac Mismo, une paire de lunettes Vuarnet pour l’un, et un imperméable Rains avec une tenue Jagvi pour l’autre. La scène est complètement surréaliste, il n’y a pas un brin de vent, et le lac est d’un calme plat. Seule la brume, toujours, emplit l’horizon.

C’est le moment de repartir vers le nord-ouest, avec pour ligne de mire : the Isle of Skye, en espérant passer par ce fameux Glen Etive avec un peu de chance. Nous suivons les indications à bord de notre Van, et progressivement, le paysage devient de plus en plus dramatique alors que nous rentrons dans les Highlands. Soudain, un panneau nous annonce un point de vue spectaculaire. La claque : ce ne sont que landes enneigées et marais glacés à perte de vue, suivis de deux rangées de montagnes imposantes, et baignés d’un mélange de pluie et de brouillard rendant la scène encore plus sauvage. Il est un peu tard pour sortir le drone, mais nous nous installons dans cette ambiance de fin du monde pour un second shooting.

Nouveau départ, et malgré le petit déjeuner de guerrier avalé au matin, l’estomac commence à tirer un peu. Arriverons-nous à trouver un endroit où poursuivre notre découverte des finesses de la gastronomie locale ? La route continue vers Glencoe, et finit par nous amener à Glen Etive. La route est encore visible, mais pas pour longtemps, alors que la nuit commence à envelopper les Highlands.

Dans le crachin, des formes hébergent de la brume autour du van : une harde de cerfs semble avoir décidé d’emprunter le même chemin que nous, nous escortant sur le bitume écossais. Fascinés, nous descendons du Van pour nourrir quelques biches, avant de reprendre notre route. Tout au bout, la baie de Glen Etive nous attend.

Les montagnes nous entourent, la nuit est presque tombée, le moment est magique. Mais les moments magiques ne nourrissant pas leur homme, il nous faut rebrousser chemin vers Glencoe pour trouver une auberge. Au menu : un diner marin, à base de saumon, de homard, et de haddock fumé. Cette dernière spécialité, aussi appelé Kipper, est le plat que la reine prend tous les matins au petit déjeuner parait-il. Etrange. Mais bon, après s’être nous-même empiffrés de haggis à 8h du matin, on ne peut pas juger. Heureux comme des princes après s’en être mis plein la vue toute la journée, nous partons nous coucher dans le Van, éreintés par cette première journée. Dehors, la température est retombée autour de zéro.

Pull Outland, casquette Jagvi & écharpe Monsieur Charli

cerf écossais

Hugues porte une long jacket Rains et des sneakers Clae.

Le deuxième matin pique toujours autant dans la fraicheur écossaise, mais pas de Haggis au réveil cette fois ci. Il ne faut pas abuser des bonnes choses... Enfin des choses. Nous prenons assez rapidement la route en suivant le Loch Leven, afin d’aller récupérer le ferry en direction la fameuse île de Skye. Encore une fois, la faune locale nous accompagne, et nous ne cessons de croiser des moutons et des cerfs, dans un paysage toujours aussi grandiose. Arrivés au départ du ferry, nous découvrons malheureusement que celui-ci ne part pas avant la fin d’après midi. Il est midi et notre temps étant très chronométré, il nous faut trouver une solution pour le shooting de la journée. Qu’à cela ne tienne, nous le faisons sur place, dans un petit port aux bâtiments de briques couverts de tags. C’est le moment de sortir les baskets Clae, tout à fait adaptés dans ce paysage urbain du bout du monde, portés avec des imperméables Rains. Lassés d’attendre, nous décidons ensuite de prendre la route vers le nord, où un pont situé à trois heures de là doit nous permettre de rejoindre l’ile de Skye. Au cours du chemin, la lande laisse place à de la moyenne montagne, et nous apercevons les premières neiges, avec la vue sur la vallée en contrebas. Encore une fois, un lieu incroyable. Trop incroyable d’ailleurs pour que nous ne repoussions pas un petit peu notre arrivée sur l’ile. Nous nous installons pour un shooting, avec notamment les produits de la marque Cuisse de Grenouille.

Il est finalement l’heure de repartir si nous souhaitons arriver pas trop tard. Une heure plus tard, nous arrivons en vue du pont, que nous traversons sous une pluie torrentielle. Il parait que l’ile est sublime, mais là tout de suite, on a vraiment très froid. Nous garons donc le van à côté d’une auberge de jeunesse, histoire de pouvoir prendre une douche et de dormir au sec. Afin de finir de sécher, mais de l’intérieur, on s’envoie une énorme soupe de pommes de terre avec un bon whisky local : le fameux Tallisker, conseillé par notre barman. À la table d’à côté, un guide touristique roux et barbu de deux mètres portant fièrement son kilt drague des américaines en vacances. Forcément avec des moyens pareils…. (Oui, ce n'est pas qu’une question de moyens.) De notre côté, le scotch ayant fait effet, nous partons nous coucher sans tenter de défendre la fierté française. Tant pis pour notre image, pourtant très bonne en cette terre où le souvenir de la Auld Alliance Franco Ecossaise, la plus vieille alliance de libre circulation des personnes, est encore bien vivace. (Au moyen-âge, français et Ecossais pouvaient notamment s’installer dans l’un ou l’autre pays de façon tout à fait naturelle, anticipant ainsi l’Union Européenne d’aujourd’hui).

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Le lendemain matin, surprise : il fait beau. Le soleil existait donc encore quelque part derrière la pluie, la brume, les nuages et le whisky ? Nous partons pour le nord de l’île, en suivant la côte. Vers 13h, première halte. Le lieu a tout de la carte postale : rivière, petit pont de pierre, montagne solitaire à l’horizon, et un soleil bas qui irradie la scène. Le moment parfait pour enfiler nos plus beaux habits de Scotsmen, casquettes en tweed, gilets boutonnés et tout le barda. On ne va pas mentir, le tout tient plus du Peaky Blinder que du vrai Highlander avec nos têtes de types qui n’ont pas dormi depuis trois jours. La route repart ensuite vers le nord, car nous voulons shooter une dernière série de photos vers le mythique Old Man of Storr, le monolithe naturel de 55 mètres qui surplombe la lande depuis aussi longtemps que remontent les souvenirs des scotsmen. Malheureusement la route est trop abimée par l’hiver pour y aller rapidement, et s’y rendre à pied prendrait bien trop de temps. Nous nous trimballons quand même dans le coin avec nos tenues locales en prenant des airs inspirés pour le shooting. Les photos sont superbes.

L’après-midi nous emmène jusqu’à Portree, plus grosse bourgade de l’ile de Skye située à l’est, face au reste de l’Ecosse. Avec ses 2500 habitants, pas de quoi parader pour autant comme une grosse métropole ! Il n’empêche que le Bed and Breakfast où l’on trouve refuge pour notre dernière nuit est absolument parfait, et que même si nous n’arrivons pas à échanger un traitre mot avec les habitants de cet endroit dont nous n’avons pas appris l’accent en cours d’anglais (Les écossais roulent déjà les R en ville, alors imaginez sur les iles…), on adore l’ambiance.

L’avant dernière journée commence avec un trajet retour vers Glencoe. L’occasion d’apercevoir le fameux château d’Eilean Donan, celui auquel tout le monde pense lorsque quelqu’un parle de l’Ecosse : un vieux château du moyen âge située sur sa petite ile et reliée à la terre par un pont de pierre. Le lieu est tellement beau qu’on sort le drone pour faire une petite vidéo avant de le ranger après quelques minutes. Bien nous en prend. Un quart d’heure plus tard, un chasseur de la Royal Air Force passe à toute berzingue aux dessus de nos têtes. On imagine à peine notre sort si on avait laissé le drone en l’air….

Le soleil s'est levé
shooting en Ecosse : une aventure

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C’est l’heure du shooting final avec cette fois ci les sports d’hiver comme thème. Nous montons dans un ski resort à l’ancienne, ou nous dormons dans un gros hôtel au décor d’un autre temps. Et au réveil, direction les pistes avec des skis à la Jean Claude Dusse, tous droits sortis des années 80. Mais ce n’est pas le pire ! Si le matériel est limite, les conditions sont elles complètement horribles. Du brouillard, une neige intégralement givrée… Nos vestes Fusalp nous protègent le temps du shooting, mais sans elles, nous serions encore là-haut, transformés en statues de glace façon Jack Nicholson dans Shining. La séance de ski la plus dure de notre vie terminée, nous rentrons nous changer dans le van, et c’est le grand départ, mais vous connaissez déjà la route du retour, c’est la même. Nous atteignons Paris au petit matin le lendemain, en se jurant que 4 jours en Ecosse, c’est vraiment pas assez. Nous reviendrons ! Peut-être tout de même qu’on ira en été la prochaine fois.

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Un grand merci à WeVan, la meilleure agence de location pour partir en roadtrip, testée et approuvée !

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